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Gil   Beucher

                         Thérapeute psycho-corporel, bio-énergéticien et aromathérapeute certifié (FFA)

Le blog de VIBRENERGIL

BIO-ENERGIE - Qu'est ce que c'est et à quoi ça sert ?

Publié le 5 septembre 2019 à 10:05 Comments commentaires (0)



Bioénergie : Rééquilibrer les énergies vitales

La bioénergie est une thérapie holistique qui se base sur le fait que chaque individu est composé de champs énergétiques et que toute pathologie physique ou psychique est liée à un dérèglement de ces champs. La bioénergie mesure et analyse les champs énergétiques, repère et corrige les déséquilibres de ces champs et va aider l’énergie à circuler correctement dans l’organisme pour harmoniser les centres d’énergie vitale (appelés "chakras" dans les médecines orientales).

La bioénergie considère que la structure énergétique d’un individu est à la fois d’ordre thermique et électrique (voire "magnétique", bien que le terme de magnétisme ne soit pas vraiment approprié à mon sens).

Notre organisme produit une énergie qui se répartit et circule normalement de façon symétrique par rapport à l’axe central du corps physique, en passant par les centres d'énergie vitale. Cette énergie irradie aussi autour du corps humain et est généralement appelée "aura". Il s'agit d'un champ énergétique subtil que l’on peut sentir, analyser et sur lequel on peut travailler pour rétablir des désordres physiques ou psychiques. Les champs d’énergies qui composent notre aura sont directement liés aux principaux centres d'énergie vitale, qui sont eux-mêmes en relation avec nos principaux centres nerveux.


Une séance avec un bio-énergéticien : pour qui, pour quoi ?

Problèmes affectifs ou relationnels, deuil, choc, ou encore perte d’emploi perturbent l’alimentation en énergie des cellules et des organes, qui finissent par ne plus fonctionner correctement. Le bio-énergéticien analyse la provenance des blocages énergétiques et travaille sur les perturbations du flux d’énergie. Il va aider à rétablir la circulation énergétique pour débloquer des tensions musculaires, psychiques ou émotionnelles.

La thérapie bio-énergétique est tonifiante et revitalisante. Elle améliore les performances physiques et intellectuelles, elle stimule l’immunité, permet d’entretenir la santé ou d’aider à un processus de réparation. La bio-énergie optimise la vitalité, améliore les capacités d’auto-guérison, permet de surmonter certains troubles post-traumatiques ou des difficultés sexuelles. Elle est recommandée dans la gestion de l’anxiété ou du stress et dans les cas de dépression. On la conseille aussi pour les problèmes d’asthme, d’allergies, de dysfonctionnements de la thyroïde, pour les maux de tête ou encore des troubles digestifs.

Quelques informations utiles sur une séance avec un bioénergéticien.


Avec qui ?

Les thérapeutes qui pratiquent la bioénergie couplent souvent cette connaissance avec d’autres spécialités en thérapie énergétique comme la biorésonance ou le biomagnétisme. Il n’est pas rare non plus de trouver des ostéopathes, des kinésithérapeutes, ou des magnétiseurs qui pratiquent la bioénergie, tout comme les thérapeutes qui pratiquent la MTC (médecine traditionnelle chinoise).


Déroulement d’une séance

En règle générale, la première séance dure environ 1h30. C’est surtout une séance d’entretien entre le consultant et le thérapeute, suivie d’un bilan énergétique. Le thérapeute peut aussi observer le teint du visage, le ton de la voix, la qualité du souffle ou encore l’aspect de la langue. Il établit ainsi un état le plus complet possible des énergies du consultant pour pouvoir trouver d’où viennent les blocages et s’orienter vers les principales zones à traiter. La correction et la levée des blocages énergétiques se fait par l’imposition des mains, par des pressions sur les points d’acupuncture, par des exercices posturaux ou respiratoires. Le thérapeute, peut également recommander des produits naturels (huiles essentielles, minéraux ou oligo-éléments) s'il sent que ceux-ci peuvent favoriser le retour à l’équilibre énergétique.


Combien ça coûte ?

En règle générale, les tarifs peuvent varier entre 40 et 80 € pour la première séance (60 en ce qui me concerne). Les séances suivantes coûteront entre 40 et 60 € et dureront entre 45 minutes et 1h15 En moyenne, 3 séances permettent un bon rééquilibrage et une recirculation énergétique correcte. Mais des résultats satisfaisants peuvent aussi être observés dès la première séance (souvent le lendemain matin, après une nuit de sommeil). Dans des cas plus rares, il sera nécessaire d'insister un peu plus mais la bio-énergie reste une thérapie brève.

Enfin, sachez qu'en fonction de votre mutuelle la facture d'une ou de plusieurs séances peut être remboursée, souvent dans le cadre d'un forfait annuel de médecines douces.


Sources et lectures utiles :

- Association Française de Bio-énergétique (www.francaise-bio-energetique.com)

- "Annuaire thérapeutes" (article de Caroline Morel, adapté par mes soins) (www.annuaire-therapeutes.com)

- Ouvrages:

"Bioénergie", de Stéphane Cardinaux, éd. Trajectoire, 311 p., 40,05 €.

"La bioénergie - Surmonter ses blocages émotionnels et physiques", de Françoise Elbaz, éd. Ellebore, 240 p., 20 €.


DOULEURS - Le SADAM, un mal encore méconnu

Publié le 4 septembre 2019 à 9:10 Comments commentaires (0)

Douleurs articulaires, manque de sommeil, dents qui grincent, fatigue visuelle… Et si c’était un SADAM ? Le point sur ce syndrome encore peu connu.



Le syndrome algodysfonctionnel de l’appareil manducateur (SADAM) est parfois aussi nommé le syndrome de Costen, du nom du médecin qui, en 1934, a décrit ce mal. On l’appelle syndrome parce qu’il ne s’agit pas, à proprement parler d’une maladie, mais d’un ensemble de symptômes correspondants à une pathologie.

Pour le dire simplement, le SADAM est un déséquilibre de la mandibule. Les mâchoires supérieures et inférieures permettent de parler et de mastiquer, grâce à une articulation située entre la mandibule et l’os temporal. Il s’agit d’un petit disque qui permet aux os de glisser. Si le disque ne se trouve plus dans la bonne position, cela crée un déséquilibre dont les causes sont incertaines, mais dont les conséquences peuvent se révéler très graves s’il est laissé sans soins. On parle du syndrome dès l’instant où ce déséquilibre devient la cause d’une réaction en chaîne et d’un nombre de symptômes élevés conduisant à une réelle entrave à la vie quotidienne, affectant la sphère physique autant que psychologique.


Un ensemble de symptômes

Parce que les symptômes du SADAM n’ont rien de spécifique, il est très facile de passer à côté. Pourtant, c’est la somme des symptômes qui doit vous mettre la puce à l’oreille, même si un patient peut ne pas les présenter tous de manière exhaustive.

Dans un premier temps, le patient se plaint de douleurs localisées dans la partie supérieure de son corps :

• Migraines

• Douleurs aux oreilles

• Acouphènes

• Torticolis

• Fatigue visuelle

• Vertiges

• Difficultés de mastication

• Douleurs aux articulations temporo mandibulaires

• Douleurs et inconfort au niveau de la mâchoire et de la face

Mais le déséquilibre ainsi créé va se répercuter dans la partie inférieure du corps :

• Asymétrie des hanches

• Douleurs du bassin

• Maux de dos

• Lombalgie

• Crampes dans les pieds

Il est important de noter que le bas du corps sera affecté de manière symétrique. On constate un déséquilibre du même côté que celui où on a constaté un défaut de l’appareil manducateur.

S’ensuit un important risque de luxation de la mâchoire. La mâchoire se déboîte, craque et devient de plus en plus douloureuse. Lorsque le patient parle, mange ou dort, on peut entendre un léger bruit au niveau de sa mâchoire ou des grincements de dents nocturnes. Progressivement, la partie supérieure et la partie inférieure se décalent, parfois on constate que la mâchoire inférieure s’est déplacée, impliquant une position en arrière, en avant ou décalée d’un côté ou de l’autre.


Quels sont les facteurs du SADAM ?

Le SADAM est une pathologie complexe en ce sens qu’elle ne possède pas une seule cause possible, mais un ensemble de facteurs potentiels. Parfois, on constate que l’une des conséquences du SADAM, l’un de ses symptômes, est en réalité le point de déclenchement de la pathologie. On dit que la pathologie est d’origine multifactorielle, parce qu’elle peut résulter d’un nombre important de facteurs sans qu’un seul ne puisse nécessairement permettre de l’anticiper. On distingue deux catégories de facteurs.

Les facteurs directs :

• Le stress agit souvent comme un hyper-contractant

• Le manque de sommeil favorise le stress

• Les anomalies congénitales peuvent comprendre un dysfonctionnement de l’appareil mandibulaire qui s’aggrave avec le temps

• Les troubles musculaires et de la posture vont venir créer une crispation de la mâchoire

• Les traumatismes ou fractures de la face

• Le trouble de l’occlusion dentaire, où les dents mal alignées impriment un déséquilibre à l’articulation temporo mandibulaire.

Les facteurs indirects :

• Les troubles digestifs

• L’obstruction nasale chronique

• Les rhumatismes

• Le déséquilibre hormonal

• La difficulté respiratoire

Les traitements proposés pour soigner le syndrome

Il est difficile d’obtenir un traitement dès le début dans la mesure où le diagnostic met souvent du temps à être posé. Le nombre de symptômes non spécifiques oriente souvent les médecins sur de mauvaises voies. Dans la majorité des cas, un patient atteint de SADAM va devoir rencontrer toute une batterie de spécialistes pour chaque symptôme pris isolément. Évidemment, ce parcours du combattant n’améliore pas la santé du patient qui arrive souvent dans une véritable détresse psychologique. Incompris, laissé pour compte, mal soigné, souvent désigné comme hypocondriaque, le malade augmente sa situation de stress à mesure que sa situation empire et que les médecins ne trouvent pas de solution. Il arrive souvent que le patient atteint du syndrome de Costen soit identifié comme dépressif. Un traitement par antidépresseurs ou anti spasmophiles ne l’aidera pas.

Une fois diagnostiqué, le patient est traité par plusieurs spécialistes, selon deux types de soins.

Les soins externes

• Un traitement kinésithérapie pour soulager les symptômes osseux et musculaires

• Un traitement médicamenteux pour supprimer la douleur et les tensions

• Une correction orthodontique avec pose d’une gouttière

• Un traitement des troubles du sommeil et de l’anxiété

Les soins chirurgicaux

• Repositionnement de la mandibule

• Implant dentaire

Lorsqu’un traitement commence, il faut que le diagnostic du SADAM ait été clairement posé par votre médecin, stomatologue ou chirurgien maxillo-facial. Cette identification permet alors au patient d’être pris en charge par la Sécurité sociale, plutôt que de consulter des spécialistes à ses frais. Lorsque le SADAM n’est pas identifié, les consultations multiples peuvent rapidement devenir une raison d’endettement sévère.

Pour ne pas passer à côté d’un diagnostic, restez à l’affût lorsque plusieurs maux surviennent en même temps. Il se peut qu’ils soient tous liés à un syndrome. Ne manquez pas de dresser une liste exhaustive à votre médecin et de lui parler de tous vos maux sans vous focaliser sur celui qui vous paraît le plus gênant.


(Sources : https://www.grands-meres.net, "Critères diagnostiques de Recherche des Désordres Temporomandibulaires“ (CDR/DTM) de Dworkin et LeResche - 1992, Jean-Paul Goulet, Sylvie Breton, Daniel Nachaat (trans.), « Critères Diagnostiques de recherche des Désordres Temporomandibulaires CDR/DTM » [archive], RDC-TMDinternational.org, novembre 2002 (consulté le 25 juillet 2012)


La musique peut-elle être visualisée, voire peinte ?

Publié le 21 mars 2019 à 5:50 Comments commentaires (1)

La musique est un ensemble de sons harmoniques et théoriquement harmonieux constitué de vibrations sonores sur des gammes de fréquence très diverses (audibles et inaudibles).

Mais est-il possible d'en effectuer une représentation visuelle et non symbolique comme le propose notamment le solfège ?

Certaines personnes disposent d'une capacité particulière appelée "synesthésie" et certaines technologies de pointe permettent de réaliser des représentations précises.


La synesthésie traduit les sons en un flux de textures et de couleurs

Il s'agit d'un phénomène d'aptitude neurologique rare, qui ne touche qu'une personne sur 2000. La synesthésie, c’est une condition spécifique dans laquelle la stimulation d’un sens est perçue simultanément par un autre sens, sans que ce dernier sens n’ait été stimulé.

Des stimuli (graphèmes, unités temporelles, formes visuelles, sons…;) induisent alors des propriétés (couleurs, sons, goûts, températures…;)

Pour un synesthète, deux ou plusieurs sens sont associés. Par exemple, les lettres de l’alphabet peuvent paraître colorées avec une couleur bien spécifique pour chaque lettre.

La synesthésie est connue et étudiée depuis le 18e siècle, mais c’est surtout à la fin du 20e que le phénomène a commencé à être pris au sérieux par les scientifiques. Aujourd’hui, 152 formes de synesthésies différentes ont été répertoriées.

Pour Melissa McCracken, qui est douée de "synesthésie synoptique"," la musique est traduite en un flux de textures et couleurs. Bien que La synesthésie ne me gêne pas au quotidien, elle peut parfois me laisser un peu désemparée quand je dois expliquer ce que je vois aux autres. La peinture à l’huile est un moyen d’exprimer et de montrer les couleurs magnifiques que je peux voir tous les jours, aussi bien quand j’entends le nom d’une personne ou une musique à la radio."

Peinture synesthésique de Melissa McCracken : "Lucky" de Radiohead


Peinture synesthésique de Melissa McCracken : "Life on Mars" de David Bowie



D'où vient la synesthésie ?

Parmi les différentes hypothèses, on suggère par exemple que la synesthésie pourrait provenir d’un terrain génétique favorable (il y a souvent plusieurs synesthètes au sein d’une même famille). On explique également le phénomène en termes neurologiques – on suppose par exemple que les synesthètes auraient des connexions surnuméraires entre certaines aires du cerveau, ou encore qu’ils auraient plus d’associations entre les circuits de la mémoire, des émotions, du langage, de l’attention et de la perception et que tout cela convergerait dans le cortex rétrosplénial.

Mais selon d'autres hypothèses, la synesthésie aurait quelque chose à voir avec des vestiges de l’imaginaire enfantin : lors de l’apprentissage de la lecture, les enfants associeraient des lettres et des couleurs pour se faciliter la tâche. Dans ce processus, des neurones dédiés à acquérir une expertise visuelle seraient alors mobilisés. Pour les synesthètes, des neurones dédiés à la perception des couleurs pourraient avoir été utilisés pour apprendre la lecture. En conséquence de quoi les couleurs synesthésiques pourraient être des réminescences de la fonction antérieure des neurones.


Est-ce une pathologie ?

La synesthésie est-elle un trouble, une pathologie ? On considère qu’il s’agit d’un fonctionnement « anormal », puisqu’il se différencie du fonctionnement de la plupart des gens. Pour autant, la synesthésie pourrait aussi présenter des inconvénients. Par exemple, les synesthètes auraient plus de difficultés en mathématiques mais auraient de meilleurs résultats dans les tâches de mémoire ainsi qu'une plus grande créativité. En d’autres termes… la synesthésie est juste une autre manière de percevoir les sons ou encore les lettres et les chiffres.



Le CNRTL (Centre national de ressources textuelles et lexicales) livre une définition pathologique de la synesthésie:

"Trouble de la perception sensorielle dans lequel une sensation normale s'accompagne automatiquement d'une sensation complémentaire simultanée dans une région du corps différente de celle où se produit l'excitation ou dans un domaine sensoriel différent. Par les voies d'associations nombreuses qui relient les centres de l'audition aux autres centres, la sensation auditive donne naissance à des incitations diverses: réflexes moteurs (oculaires; statiques ou d'orientation; respiratoires; etc.); réflexes sensitifs ou synesthésies (audition colorée); réactions émotives (sécrétions; mimiques; troubles vaso-moteurs (...) L'intoxication par la mescaline, parce qu'elle compromet l'attitude impartiale et livre le sujet à sa vitalité, devra donc favoriser les synesthésies. En fait, sous mescaline, un son de flûte donne une couleur bleu vert, le bruit d'un métronome se traduit dans l'obscurité par des taches grises."


Le procédé dit "cymatique" crée une synesthésie technologique (numérique)

Ce procédé consiste à utiliser des membranes de haut-parleur au lieu de simples surfaces pour ces images sonores. Et il ne fallut pas longtemps avant que ces visualisations sphériques puissent être affichées sur de grands écrans. Le CymaScope a été le premier « instrument » avec lequel les vibrations sur l’eau pouvaient être affichées de manière multidimensionnelle.

Cliquez sur ces liens pour en savoir plus sur ce procédé :

www.thomann.de/blog/fr/cymatique-la-beauteduso/?fbclid=IwAR1g0bTtCYyyZPYYkpaxmBO9ZOLuF7kv6GPPYBEX5sAnoKn832ijWOURnHY

https//youtu.be/Q3oItpVa9fs

https//youtu.be/9al397N6Tzs


Les astrocytes, ces auxiliaires indispensables des neurones

Publié le 19 mars 2019 à 11:40 Comments commentaires (0)

Une étude de 2017 suggère que les astrocytes (un type de cellules gliales en forme d’étoile) pourraient finalement jouer un rôle bien plus important qu’on ne le pensait dans notre corps, notamment en régulant notre rythme circadien.



Un astrocyte est une cellule gliale du système nerveux central. Nous savions qu’ils jouent des rôles fonctionnels importants en participant notamment à la gliose, le phénomène de cicatrisation des lésions du système nerveux. Ils interviennent aussi au niveau des synapses pour capturer les neurotransmetteurs ou au niveau des capillaires pour assurer la barrière hématoencéphalique. Ils ont aussi un rôle de transport de molécules et d’approvisionnement des neurones en lactate. En revanche, nous pensions que les astrocytes n’avaient qu’un rôle de soutien et de structure du système nerveux central, mais une étude récente menée par des chercheurs de l’Université de Washington à St Louis suggère que les astrocytes joueraient finalement un rôle majeur en régulant notre rythme circadien.

Jusqu’à récemment, la recherche sur les horloges biologiques ne s’est concentrée que sur les neurones. On a longtemps considéré notre horloge interne comme étant contrôlée par les noyaux suprachiasmatiques (SCN), une région du cerveau dans l’hypothalamus composée d’environ 20 000 neurones. Mais nous savons également que près de 6 000 cellules astrocytes siègent aussi dans la même zone même si leur fonction exacte n’a jamais été pleinement comprise. Considérés comme « secondaires », ils seraient en fait plus importants qu’on ne le pensait. En isolant les astrocytes des neurones avec lesquels ils étaient entrelacés, les chercheurs ont aujourd’hui pu modifier les horloges des astrocytes chez des souris et surveiller ensuite leur comportement. Et quelle ne fut pas leur surprise !

Par fluorescence, les scientifiques ont en effet pu constater que les astrocytes expriment le gène d’horloge selon un modèle rythmique : en d’autres termes, les astrocytes gardent la notion du temps dans les tissus vivants où ils interagissent les uns avec les autres et avec les neurones. Enfin, lorsque les scientifiques ont supprimé le gène d’horloge dans les astrocytes via le nouvel outil d’édition de gènes CRISPR-Cas9, ils se sont alors rendu compte que l’horloge interne des souris s’était ralentie et décalée d’environ une heure par jour.

Les scientifiques ne savent toujours pas comment les astrocytes interagissent avec les neurones dans cette fonction de maîtrise du temps. Bien sûr, nous ne pouvons pas encore garantir que les astrocytes réglementent également les horloges du corps de la même manière chez l’Homme. De futures études devraient bientôt nous donner la réponse.

Un rôle nourricier et épurateur

« On s'est intéressé aux neurones parce qu'on pouvait écouter leur activité électrique (l'influx nerveux). Les astrocytes semblaient inertes, dit Pierre Magistratti, considéré comme le spécialiste mondial du sujet. Ce n'est que depuis vingt à vingt-cinq ans, avec de nouvelles techniques de microscopie, qu'on a découvert leur activité et leur biochimie propre. »

Pour résumer, les neurones communiquent rapidement de point à point par leurs synapses, des zones de connexion. Les astrocytes, dont chacun est en contact avec plusieurs neurones et environ 10 000 synapses, sont traversés par des « tsunamis de calcium », qui se diffusent plus lentement d'astrocyte en astrocyte, mais sur une zone étendue. Les chercheurs prennent pour analogie, le téléphone, qui relie précisément deux points, et la radio qui diffuse simultanément son message à des centaines de récepteurs.

Le rôle nourricier et épurateur des astrocytes, à la fois en contact avec les vaisseaux sanguins et les neurones, a été reconnu dans les années 1990. « Ils restaient cependant le petit personnel des neurones », sourit Yves Agid. Depuis dix ans, des études vont beaucoup plus loin. Au-delà de leur rôle de chef d'orchestre de la plasticité neuronale (la capacité de notre cerveau à s'adapter). Les astrocytes joueraient notamment un rôle dans le sommeil, l'apprentissage, la mémorisation, voire dans d'autres fonctions supérieures.

Une étude (presque trop belle) de 2007 a montré que la capacité mémorielle de souriceaux était multipliée si on leur injectait des astrocytes humains (plus complexes que ceux des autres espèces). D'autres études confirment qu'une altération des astrocytes empêche la mémorisation. Les astrocytes, siège de la pensée ? Les scientifiques ne vont pas jusque-là mais avancent que neurones et astrocytes forment un véritable couple, en symbiose.

Au-delà d'un modèle renouvelé du cerveau, le rôle négligé des astrocytes pourrait expliquer pourquoi les essais thérapeutiques de prévention des maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson...) ont tous été, jusqu'ici, des échecs. Pierre Magistratti et Yves Agid l'assurent : « Les astrocytes sont une cible pour des thérapeutiques. Une nouvelle voie. »

VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=64MgiEDWyRg

Sources :

L'homme glial, (Ed. Odile Jacob, 190 p., 23 €;)

Site sciencepost.fr

Journal Ouest-France "les Mystères de la Glie" (Philippe Richard, mars 2018 )

USCD Jacobs (School of Engineering)

Anatomy Zone (Video)


La connexion corps - cerveau est (encore) plus importante qu'on ne le croyait

Publié le 6 mars 2019 à 11:10 Comments commentaires (0)

Ces dernières années, l’idée selon laquelle nos cerveaux agissent comme des super-ordinateurs géants déterminant tout ce que nous faisons s’est répandue. C’est également le cas pour des projets d'intelligence artificiels qui semblent tout droit sortis d'un roman de science-fiction, telles que télécharger des articles directement dans nos cerveaux ou créer un Homme surpuissant doté de pouvoirs cognitifs exceptionnels.

Lire ICI le très intéressant article de National Geographic


PSYCHO - CORPOREL - L'intestin au secours de votre cerveau

Publié le 30 novembre 2018 à 0:10 Comments commentaires (0)

Le microbiote, cette population de bactéries qui vit en symbiose avec nos organes, influe sur notre santé physique et mentale, bien plus fortement que ce que l’on imaginait jusqu’alors...




Anciennement dénommé "flore intestinale", le microbiote est composé de 100 000 milliards de micro-organismes présents dans nos intestins. Comment sont-ils organisés ? D’où viennent-ils ? Avons-nous tous le même microbiote ? Celui-ci évolue-t-il au cours de la vie ? Comment le microbiote intestinal intervient-il dans le contrôle de la prise alimentaire ?

Le microbiote est l'ensemble des micro-organismes - bactéries, virus, parasites, champignons non pathogènes, dits commensaux - qui vivent dans un environnement spécifique. Dans l'organisme, il existe différents microbiotes, au niveau de la peau, de la bouche, du vagin… Le microbiote intestinal est le plus important d'entre eux, avec 1012 à 1014 micro-organismes : 2 à 10 fois plus que le nombre de cellules qui constituent notre corps, pour un poids de 2 kilos !


Une thématique devenue primordiale pour la recherche

Le microbiote intestinal est principalement localisé dans l'intestin grêle et le côlon – l'acidité gastrique rendant la paroi de l'estomac quasi stérile. Il est réparti entre la lumière du tube digestif et le biofilm protecteur que forme le mucus intestinal sur sa paroi intérieure (l’épithélium intestinal).

La présence de micro-organismes dans l'intestin est connue depuis plus d'un siècle et on a vite présupposé qu'il existait une véritable symbiose entre notre organisme et cette flore. Mais, jusque récemment, les moyens techniques permettant d’étudier les détails de cette interaction étaient limités : seule une minorité d'espèces bactériennes du microbiote pouvait être cultivée in vitro. La mise au point des techniques de séquençage haut débit du matériel génétique ont donné un nouvel élan à cette recherche et il existe aujourd’hui un réel engouement de la recherche pour décrire la nature des interactions hôte-microbiote, celles des micro-organismes entre eux, et leur incidenceincidenceNombre de cas nouveaux d'une maladie, apparus durant une période de temps donnée. en matière de santé.

Ainsi, le rôle du microbiote intestinal est de mieux en mieux connu. On sait désormais qu'il joue un rôle dans les fonctions digestive, métabolique, immunitaire et neurologique. En conséquence, la dysbiose, c'est-à-dire l'altération qualitative et fonctionnelle de la flore intestinale, est une piste sérieuse pour comprendre l'origine de certaines maladies, notamment celles sous-tendues par des mécanismes auto-immuns ou inflammatoires. Cette thématique est devenue centrale pour la recherche biologique et médicale.



Etude MétaHIT :

identifier l'ensemble des génomes microbiens intestinaux

L'étude MétaHIT, lancée en 2008 et coordonnée par l'Inra, a eu pour objectif d'identifier l’ensemble des génomes microbiens intestinaux (métagénome) par séquençage haut débit. Elle a aussi permis de dessiner une ébauche des interactions reliant métagénome et santé. Cette étude, première du genre, s'est fondée sur l'analyse d'échantillons de selles recueillis auprès de 124 personnes. Elle a identifié ainsi un total de 3,3 millions de gènes différents, appartenant à plus de 1 000 espèces différentes, dont une large majorité est d'origine bactérienne. Au plan individuel, elle a aussi montré que chaque individu portait en moyenne 540 000 gènes microbiens, soient environ 160 espèces, réparties en sept phyla (groupes de familles) différents. Enfin, MetaHIT a été la première étude à démontrer l'extrême richesse de la flore intestinale, en identifiant des centaines d'espèces bactériennes inconnues jusque-là.




Sur le même thème : Une conférence de France Culture (2013)  https://www.dailymotion.com/video/x5doe7p" target="_blank">à visionner ici


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Sources :

"L'intestin au secours de votre santé, France Culture 2013",

INSERM Rémy Burcelin (unité Inserm 1048 /université de Toulouse Paul Sabatier, Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires, hôpital Rangueil, Toulouse), Laurence Zitvogel (unité Inserm 1015 /Université Paris Sud, "Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer", Institut Gustave-Roussy, Villejuif), Guillaume Fond (unité Inserm 955 /Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, Fondation FondaMental, Institut Mondor de recherche biomédicale, hôpital Mondor, Créteil) et Harry Sokol (unité Inserm 1157 /CNRS/UPMC, "Micro-organismes, molécules bioactives et physiopathologie intestinale", Hôpital Saint-Antoine, Paris)

Qu'est-ce que la "Loi de l'Attraction" et peut-on y croire ?

Publié le 2 juillet 2018 à 11:25 Comments commentaires (0)

Loi de l’attraction : le terme peut surprendre. Quel rapport avec celle, décrite par Newton, revue par Einstein, qui explique l’influence de la matière et de l’énergie sur le mouvement des corps et des astres ? « Cette règle de vie part du principe que tout dans l’univers est constitué d’énergie et émet une fréquence », indique Slavica Bogdanov, auteur d’un Petit cahier d’exercices pour pratiquer la loi de l’attraction. Y compris nos attitudes et nos pensées, dont la vibration aurait la capacité d’agir sur notre environnement et « d’attirer à nous en permanence, que nous en soyons conscients ou non, les gens et les expériences qui reflètent notre état d’esprit ».



Appliqué au domaine de la psyché, le terme apparaît dès 1906 dans le livre La vibration de la pensée et la loi de l’attraction dans le monde de la pensée, de William Walker Atkinson, où il exprime le pouvoir de la volonté, de la concentration et de la suggestion. En médecine, cette influence de l’esprit dans le processus de maladie et de guérison n’est plus à prouver. Selon le physicien russe Vadim Zeland, auteur du best-seller Transsurfing, la théorie quantique pourrait même l’expliquer : puisque selon cette nouvelle approche du vivant, tout est réseau de connexions et de potentialités, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je crée ?

« Les sentiments négatifs comme la colère, la dépression ou la culpabilité induisent de mauvaises vibrations, qui attirent à nous des rencontres ou des expériences néfastes », dit en substanceThe Secret, alors que « l’enthousiasme, l’amour ou la gratitude » sont à même de booster notre avenir. « L’intégralité de ce qui nous arrive – le meilleur comme le pire – répond à nos pensées et nos comportements, confirme Slavica Bogdanov. Si on a des problèmes, c’est peut-être qu’on a décidé de les accepter. Assumer la responsabilité de notre environnement nous donne le pouvoir de le changer. »

Pas facile à entendre, quand on naît dans un milieu défavorisé, confronté à la faim, la misère ou la ségrégation. « C’est vrai, admet Slavica Bogdanov, mais je suis l’exemple que ça peut marcher. Je viens d’une famille modeste. Enfant, j’étais excessivement timide, les autres me maltraitaient. Jusqu’en 2006, mon existence entière était en faillite : deux mariages catastrophiques, une banqueroute professionnelle, des problèmes de surpoids et de santé… Je ne voyais pas d’issue. Jusqu’au jour où l’on m’a offert The Secret, ainsi que Secrets d’un esprit millionnaire, de T.Harv Eker. Je n’avais rien à perdre, j’ai essayé. Deux ans plus tard, ma vie avait radicalement changé. »


La psychologie positive poussée à l'extrême

Comment ? En éprouvant de la gratitude pour ce que l’on a, « bon moyen de briser une spirale négative ». Puis en arrêtant de ressasser ce qui nous heurte ou nous déplaît, pour se concentrer sur un but positif, précis, concret. « Que voulez-vous vraiment ? interroge The Secret. Ecrivez-le au présent. Visualisez le résultat, vibrez dès maintenant du plaisir qu’il vous procurera. » Cultivez cette perspective, répétez-la comme un mantra. Suivez l’élan qu’elle vous donne… Et ayez confiance. En vous, en la vie, en votre capacité à mériter le succès, en la magie de l’effort et du faisceau de connexions qu’il fera naître. Agissez, dans la fluidité, sans laisser le doute ou les aléas vous faire baisser les bras : petit à petit, les gens percevront votre changement d’énergie, des signes apparaîtront, qui finiront par créer les circonstances favorables à la réalisation de votre projet.

Sous un label attractif, la « loi » reprend des principes présents dans bien des sagesses ancestrales. « Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé », disait Bouddha. « Le karma prône qu’on récolte ce que l’on sème, rappelle la prêtresse zen Ruth Ozeki.Toutes nos pensées, attitudes et actions s’impriment et ont une conséquence, d’où la nécessité de les choisir très soigneusement. » Une vision du monde adoubée par certaines découvertes scientifiques : « Un jour, en entrant dans son bureau, la chercheuse spécialiste des émotions Sigal Barsade a senti que l’atmosphère avait changé, raconte la journaliste Lynne McTaggart, auteur du Lien quantique. C’était un endroit d’ordinaire très froid, où personne ne se parlait. Soudain, tout le monde discutait. Sigal Barsade s’est rendu compte qu’une collègue toujours de mauvaise humeur était en vacances. Quand cette dernière est revenue, l’ambiance est redevenue comme avant. Ses recherches ont confirmé que nos actions et nos comportements, tout comme ceux des autres, étaient contagieux. Des études à Harvard ont montré que si nous sommes heureux, nous aurons tendance à avoir des amis heureux. Pas seulement parce que nous choisissons des gens heureux, mais en raison de la propagation naturelle du bonheur dans tout le réseau social. Nous partageons de l’information à un niveau bien plus fondamental que le simple mental, et nous nous synchronisons en permanence avec nos émotions. »



Une graine à planter dans un coin de sa tête


En yoga, il existe aussi la notion de sankalpa, une graine que l’on plante dans un coin de sa tête en état de relaxation profonde et qui, si on la cultive, finit par germer… « Cela va bien au-delà de la pensée positive, précise Christian Möllenhoff, professeur de yoga et de méditation à Paris. Nos conditionnements personnels, éducatifs ou culturels, façonnent un large éventail d’idées sur ce que nous croyons pouvoir ou devoir faire dans nos vies. Ces préjugés sont si enracinés que nous les laissons souvent nous contrôler, sans les questionner. » Qui sommes-nous, vraiment ? Que voulons-nous, profondément ? Pourquoi le voulons-nous, exactement ?

Au-delà du pouvoir de l’intention, la loi de l’attraction conduirait surtout à l’attention : prendre conscience des mécanismes qui nous régissent, des émotions et des idées qui nous tenaillent. Puis lâcher prise du mental pour se mettre à l’écoute de nos sensations profondes, apprendre à percevoir ce qu’elles ont à nous dire et aller vers ce qui nous fait vibrer, viscéralement, au-delà des désirs et postures de surface, « sans se poser trop de questions », dit Slavica Bogdanov.

Alors seulement, dans cette recherche de justesse de l’être plutôt que de l’avoir, la loi de l’attraction prendra toute sa force. « Pour attirer à soi le meilleur, il faut être capable de se transformer intérieurement », confirme Slavica Bogdanov. Atteindre sa cohérence, sa résonance, nourrir ses sens de quiétude et d’épanouissement… Et se rendre compte peut-être que l’important n’est pas le résultat, mais le chemin. « Une fois un but atteint, beaucoup courent vers un autre ! Certains souffrent tellement pour y arriver, ou ont tellement peur de perdre leur acquis, qu’ils n’en éprouvent aucune satisfaction. A quoi ça sert, si le présent n’est pas bien vécu ? Pour que la loi de l’attraction fonctionne à plein, il faut être en plénitude au quotidien. Plus on chemine, plus on apprend, plus on est reconnaissant, plus on rayonne, plus on attire à soi de bonnes choses. »


Des occasions, des signes,

de nouvelles possibilités

Bien entendu, suivre la loi de l’attraction ne lève pas tous les obstacles – ils font partie de la vie –, mais elle apprend à « les considérer comme des occasions d’ajustement, des signes d’un nécessaire changement d’orientation », indique Esther Kasri-Wick. A accepter, rebondir, s’ouvrir à de nouvelles possibilités, retrouver plus facilement sa « vibration haute »…

Alors, que voulez-vous attirer ? Pour vous, pour les autres. Car rappelez-vous, « c’est un processus coopératif : notre environnement nous crée autant que nous le créons », souligne Lynne McTaggart. « Et arrive un moment dans la vie où tout ce que nous pouvons souhaiter de plus, c’est d’aider autrui à rayonner lui aussi de plus de joie et de sérénité », conclut Slavica Bogdanov.


(Sources : Slavica Bogdanov, Christian Möllenhoff, Esther Kasri-Wick, Lynne McTaggart, Réjane Ereau)



Pour aller plus loin :

www.accueilduverbe.fr/la-puissance-de-la-loi-d-attraction

www.sciencedesoi.com/les-3-etapes-pour-maitriser-la-loi-dattraction/


Ce que nous taisons, notre corps le transforme en symptômes

Publié le 5 juillet 2017 à 11:10 Comments commentaires (0)

Le stress et l’anxiété sont des facteurs mentaux qui peuvent influer sur l’apparition d’affections physiques. Nous devons donc apprendre à les gérer correctement pour éviter de plus gros problèmes.

L’union de l’esprit et du corps est si intime et déterminante que nous devrions prêter plus attention à ce monde émotionnel que nous négligeons tant au quotidien.

Car, que vous le croyiez ou non, tout ce que l’on tait finit par nous rendre malade.

A lire ICI


Qu'est-ce qui déclenche l'orgasme ?

Publié le 5 juillet 2017 à 10:55 Comments commentaires (0)

Confiance, fantasme, acceptation... clitoridien ou vaginal... l'orgasme féminin est fort bien décrit et analysé dans cet article.

A lire ICI : http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Orgasme/Articles-et-dossiers/Qu-est-ce-qui-declenche-l-orgasme


La greffe de neurones, ce n'est plus de la science-fiction !

Publié le 4 mars 2017 à 13:30 Comments commentaires (0)

 

Cerveau : la greffe de neurones n'est plus un rêve

Des avancées laissent espérer qu'il sera un jour possible d'aider cet organe à s'autoréparer, et donc à recouvrer certaines fonctions.

Cliquez sur le lien ICI


Notre corps est-il (entièrement) humain ?

Publié le 9 décembre 2016 à 10:25 Comments commentaires (0)

 

Par Agnès Giard, journaliste, blogueuse et docteur en anthropologie



Ce que nous appelons de façon abusive «notre» corps, nous l’occupons en compagnie d’autres êtres sans lesquels nous ne pourrions pas vivre. A quel titre revendiquer le droit de propriété ?

 

«Combien sommes-nous dans un corps humain ?» A l’article «Animal» de l’Encyclopédie du genre, la chercheuse Flo Morin – sociologue à l’Université de Paris 8 – pose une question en apparence loufoque : sommes-nous seuls dans ce corps ? Pas vraiment. Bactéries, levures, champignons, virus… Les micro-organismes colonisent notre peau, pullulent dans nos yeux, prolifèrent dans notre vagin. «Leur nombre a de quoi donner le vertige, explique le physicien David Louapre sur son blog (Science étonnante). Nous leur fournissons chaleur et nourriture. Tant et si bien qu’à l’intérieur d’un corps humain, on dénombre environ 500 espèces de bactéries différentes [pour un total] de l’ordre de 100 000 milliards ! […] Sachez pour comparaison que votre corps est composé d’environ 10 000 milliards de cellules, soit 10 fois moins. Oui, vous lisez bien : il y a dans votre corps 10 fois plus de bactéries que de cellules de votre propre organisme.»

 

«Notre corps est fait à 90% de cellules qui ne nous appartiennent pas»

 

Insistant sur l’image de ce bouillon de particules qui à la fois parasitent et rendent possible notre activité vivante, David Louapre trouve une autre manière de le dire : «Puisque chaque bactérie est elle-même une unique cellule, notre corps est fait à 90% de cellules qui ne nous appartiennent pas ! Flippant, non ? Le chiffre a de quoi surprendre. Il s’explique par le fait que les bactéries sont en général beaucoup plus petites que les cellules de notre propre organisme. Il y en a donc une quantité énorme dans un volume restreint ; enfin sachez quand même que nous portons en moyenne 1 à 2 kilos de bactéries, pour la plupart localisées dans notre colon. Il semblerait d’ailleurs que le colon humain soit l’un des écosystèmes les plus denses que l’on connaisse.» Assimilant notre corps à un biotope (appelé microbiome), le chercheur ouvre les perspectives : ce que nous appelons «notre corps» n’est en réalité qu’un système d’échanges inter-espèces.

 

«99% des gènes de notre corps ne sont pas les nôtres»

 

Les échanges entre les d’êtres qui nous constituent sont chimiques, mécaniques mais aussi génétiques. David Louapre avance : «Puisque ces 100 000 milliards de bactéries proviennent de 500 espèces différentes, chaque espèce apporte son propre lot de gènes. Il a ainsi été calculé que si on compte en nombre de gènes, seul 1 gène sur 100 présents dans notre organisme provient de notre propre ADN, les 99% restants viennent de l’ADN des différentes espèces de bactéries qui nous habitent. A l’heure où l’on essaye d’expliquer une grande partie de notre identité par des facteurs génétiques, savoir que 99% des gènes de notre corps ne sont pas les nôtres a de quoi nous faire réfléchir sur cette notion d’identité. Nos bactéries sont une immense partie de ce qui nous définit biologiquement parlant !» On leur a même donné un nom : le microbiote. Notre microbiote «fait donc partie intégrante de notre identité biologique», conclue-t-il.

 

Faut-il avoir peur des microbes ?

 

Le microbiote s’appelait autrefois «les microbes». Giulia Enders leur consacre un chapitre passionnant dans son livre Le Charme discret de l’intestin. Sans ces «microbes», nous serions incapables de synthétiser les vitamines, ni d’assimiler les fibres. Quand les microbes se portent mal, nous devenons dépressifs ou suicidaires. 99% d’entre eux occupent notre gros intestin. C’est justement du gros intestin, que sort «95% de la serotonine (hormone du bien-être) que nous produisons nous-même», dit Giulia. Par ailleurs, c’est le microbiote intestinal qui produit 80% de nos défenses immunitaires. Si nous tombons malades, c’est que nos «microbes» meurent de faim. Ils s’entassent dans la dernière partie des intestins, là où la digestion est quasiment achevée. Raison pour laquelle il est si important, quand nous mangeons, de ne pas oublier nos microbes : il faut les nourrir, eux aussi. Avec des aliments difficiles à digérer : poireau, asperge, ail, oignon, endive, salsifis, topinambour, artichaut, seigle, avoine, amidon résistant (pommes de terre et riz refroidis après cuisson), banane. Ces aliments, qui arrivent encore intacts dans le gros intestin, sont appelés prébiotiques. Notre équilibre physique et psychique en dépend.

 

Les bactéries diabolisées : la faute à Pasteur

 

Dans la société occidentale moderne, «être humain» c’est être le contraire d’une bête : «l’expulsion de l’animal hors de l’humain», comme dit Flo Morin, conditionne notre vision de nous-même. Lorsque Pasteur met en lumière l’activité des bactéries, dès 1859, il démontre surtout leur rôle comme agents infectieux et contribue à la panique morale : ces êtres qu’il baptise des «germes» deviennent les assassins de l’ombre. Il faut les détruire. Dans un ouvrage malheureusement épuisé, Aux origines de la vie, le biologiste Tom Wakeford souligne le rôle néfaste joué par Pasteur(1) : «A la fin des années 1890, l’image d’une foule bactérienne répugnante fait tellement partie du langage quotidien qu’elle devient une métaphore courante chez les premiers correspondants de guerre britanniques.» Les ennemis sont toujours associés à des êtres grouillants, masse indistincte et copulatoire, populace ordurière vivant de fange et de promiscuité. Au cours de la Première Guerre mondiale, les Allemands sont nommés «germ-huns» (germains). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les juifs sont assimilés aux «parasites» et aux «bacilles» qui infectent un corps. «De nos jours encore, on évoque un encerclement si total d’une armée ennemie qu’aucun soldat n’en réchappe, par l’expression française inspirée de la guerre contre les bactéries : un cordon sanitaire.»

 

Nous formons «un assemblage biopolitique d’espèces multiples»

 

Il est temps d’en finir avec cette vision du monde, s’exclame Tom Wakeford. «Les microbes pathogènes sont l’exception et non la règle. […] Ce sont des acteurs essentiels de l’évolution qui œuvrent depuis la naissance de la terre, il y plus de 4 milliards d’années […]. Suggérer que les bactéries sont des êtres primitifs qui ont passé il y a longtemps le flambeau de l’évolution à des organismes de grande taille est une erreur». Pour Tom Wakeford rien de plus faux que la notion de Progrès «avançant inexorablement vers son sommet : l’humanité». Les bactéries sont bien plus innovantes, réactives et adaptatives que les humains. Elles «sont le fer de lance de l’évolution, dit-il. La compréhension même de ce que nous sommes s’éclaire quand nous nous plaçons dans cette nouvelle perspective». Notre existence, nos humeurs, nos affects dépendent des alliances intimes qui se nouent en nous, à travers nous, et des interactions entre ces mille espèces de microbes avec lesquels nous formons une symbiose. «Ces passagers clandestins», ainsi que les désignent Flo Morin, on ne peut pas dire qu’ils habitent nos corps mais plutôt qu’ils les constituent. Nous ferions bien d’apprendre à les connaître et comprendre leur sexualité car – qui sait – ce qu’ils font dans nos zones uro-génitales, les interstices de nos dents et nos boyaux va peut-être au-delà d’eux ?

 

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A LIRE : Encyclopédie du genre, dirigé par Juliette Rennes, La Découverte, 2016.

 

Mais qui a attrapé le bison de Higgs ?, de David Louapre, Flammarion, 2016.

 

Le charme discret de l’intestin, de Giulia Enders, Actes Sud, 2015.

 

Aux origines de la vie: Quand l’homme et le microbe s’apprivoisent, de Tom Wakeford, éditions De Boeck Supérieur, 2004.

 

CET ARTICLE FAIT PARTIE D’UN DOSSIER EN TROIS PARTIES, portant sur les trois avancées majeures en matière de biologie depuis un demi-siècle : La révolution symbiotique «Femmes, vaches et lapins : même combat» / Le système immunitaire «Notre corps est-il humain ?» / L’hypothèse de Gaia (lundi prochain).

8 aliments qui soignent les organes auxquels ils ressemblent

Publié le 2 novembre 2016 à 14:40 Comments commentaires (0)

La Théorie des signatures est une méthode d'observation du monde des plantes médicinales selon laquelle la forme et l'aspect des plantes seraient en lien avec ses propriétés thérapeutiques. Voici 8 aliments qui participent au bon fonctionnement et qui pourraient soigner les organes auxquels ils ressemblent.

A déguster ICI


La fin du tout neuronal

Publié le 2 novembre 2016 à 13:30 Comments commentaires (0)

La science a montré que l'esprit émane de l'activité des neurones. Mais les liens corps-esprit ne sont pas tous élucidés : on découvre que nos pensées et nos émotions modifient notre cerveau et notre corps.

A lire ICI


Le virus Zika pourrait subsister dans les yeux

Publié le 7 septembre 2016 à 6:10 Comments commentaires (0)

Selon une étude, les yeux pourraient être "un réservoir pour le virus Zika". Cela signifierait que le virus peut se propager par simple contact avec des larmes.

(Source Sciences et Avenir, aujourd'hui)

A lire ICI


La connexion esprit-corps, bien plus dense qu'on ne le pensait

Publié le 7 septembre 2016 à 5:45 Comments commentaires (0)

Des neuroscientifiques de l’université de Pittsburgh viennent d’identifier les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

(Source Science et Avenir)

A lire ICI


Traitement du cancer : la peur multiplie les effets secondaires

Publié le 24 août 2016 à 6:30 Comments commentaires (0)

Traitement du cancer : la peur multiplie les effets secondaires

Des médecins ont demandé à 111 de leurs patientes en début de traitement pour un cancer du sein quels effets secondaires, positifs ou négatifs, elles pensaient encourir. Ils les ont ensuite suivies pendant deux ans et se sont alors aperçus que les 29 % de patientes ayant anticipé des effets négatifs en ont ressenti neuf à long terme, tandis que celles qui avaient peu d'appréhensions liées à l'hormonothérapie (63 %) ou celles qui restaient sereines (8 %) n'en ont rapporté que trois.

A lire ICI


Des scientifiques découvrent enfin la fonction de l'appendice humain

Publié le 31 mai 2016 à 6:05 Comments commentaires (0)

L’appendice a été considéré comme inutile pendant des décennies. On pensait qu’il n’avait aucun rôle dans le fonctionnement du corps humain. Récemment, les scientifiques ont découvert que cet organe est en fait une zone de stockage pour les bactéries intestinales bénéfiques. Cet organe fabrique des immunoglobines, des protéines qui protègent le corps contre les agressions.

A lire ICI


Qu'est-ce qu'une action homéostatique ?

Publié le 4 octobre 2014 à 0:35 Comments commentaires (0)

Le bio-énergéticien agit sur le corps subtil mais en rééquilibrant l'énergie, il a aussi une action sur les fluides ainsi que sur la relation globale du corps à son environnement.

On considère qu'il s'agit d'un processus d'homéostasie qui agit simultanément sur l'ensemble des organes ainsi que des systèmes endocriniens et cardio-vasculaire.

Pour en savoir un peu plus sur l'homéostasie (et sur d'autres sujets médicaux adroitement vulgarisés), CE SITE est très bien fait.

L'hôpital s'ouvre aux guérisseurs

Publié le 3 octobre 2014 à 11:55 Comments commentaires (0)

L'hôpital s'ouvre aux praticiens de médecines parallèles... Certes... Mais il y a encore beaucoup à faire !

Lire ICI

Connaissez-vous l'hypnagogie, état intermédiaire entre veille et sommeil ?

Publié le Comments commentaires (0)

L'hypnagogie, l'état de semi-conscience entre la veille et le sommeil, est la clé de la créativité.

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