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Gil   Beucher

                         Thérapeute psycho-corporel et aromathérapeute certifié

Le blog de VIBRENERGIL

PSYCHO - CORPOREL - L'intestin au secours de votre cerveau

Publié le 30 novembre 2018 à 0:10 Comments commentaires (0)

Le microbiote, cette population de bactéries qui vit en symbiose avec nos organes, influe sur notre santé physique et mentale, bien plus fortement que ce que l’on imaginait jusqu’alors...




Anciennement dénommé "flore intestinale", le microbiote est composé de 100 000 milliards de micro-organismes présents dans nos intestins. Comment sont-ils organisés ? D’où viennent-ils ? Avons-nous tous le même microbiote ? Celui-ci évolue-t-il au cours de la vie ? Comment le microbiote intestinal intervient-il dans le contrôle de la prise alimentaire ?

Le microbiote est l'ensemble des micro-organismes - bactéries, virus, parasites, champignons non pathogènes, dits commensaux - qui vivent dans un environnement spécifique. Dans l'organisme, il existe différents microbiotes, au niveau de la peau, de la bouche, du vagin… Le microbiote intestinal est le plus important d'entre eux, avec 1012 à 1014 micro-organismes : 2 à 10 fois plus que le nombre de cellules qui constituent notre corps, pour un poids de 2 kilos !


Une thématique devenue primordiale pour la recherche

Le microbiote intestinal est principalement localisé dans l'intestin grêle et le côlon – l'acidité gastrique rendant la paroi de l'estomac quasi stérile. Il est réparti entre la lumière du tube digestif et le biofilm protecteur que forme le mucus intestinal sur sa paroi intérieure (l’épithélium intestinal).

La présence de micro-organismes dans l'intestin est connue depuis plus d'un siècle et on a vite présupposé qu'il existait une véritable symbiose entre notre organisme et cette flore. Mais, jusque récemment, les moyens techniques permettant d’étudier les détails de cette interaction étaient limités : seule une minorité d'espèces bactériennes du microbiote pouvait être cultivée in vitro. La mise au point des techniques de séquençage haut débit du matériel génétique ont donné un nouvel élan à cette recherche et il existe aujourd’hui un réel engouement de la recherche pour décrire la nature des interactions hôte-microbiote, celles des micro-organismes entre eux, et leur incidenceincidenceNombre de cas nouveaux d'une maladie, apparus durant une période de temps donnée. en matière de santé.

Ainsi, le rôle du microbiote intestinal est de mieux en mieux connu. On sait désormais qu'il joue un rôle dans les fonctions digestive, métabolique, immunitaire et neurologique. En conséquence, la dysbiose, c'est-à-dire l'altération qualitative et fonctionnelle de la flore intestinale, est une piste sérieuse pour comprendre l'origine de certaines maladies, notamment celles sous-tendues par des mécanismes auto-immuns ou inflammatoires. Cette thématique est devenue centrale pour la recherche biologique et médicale.



Etude MétaHIT :

identifier l'ensemble des génomes microbiens intestinaux

L'étude MétaHIT, lancée en 2008 et coordonnée par l'Inra, a eu pour objectif d'identifier l’ensemble des génomes microbiens intestinaux (métagénome) par séquençage haut débit. Elle a aussi permis de dessiner une ébauche des interactions reliant métagénome et santé. Cette étude, première du genre, s'est fondée sur l'analyse d'échantillons de selles recueillis auprès de 124 personnes. Elle a identifié ainsi un total de 3,3 millions de gènes différents, appartenant à plus de 1 000 espèces différentes, dont une large majorité est d'origine bactérienne. Au plan individuel, elle a aussi montré que chaque individu portait en moyenne 540 000 gènes microbiens, soient environ 160 espèces, réparties en sept phyla (groupes de familles) différents. Enfin, MetaHIT a été la première étude à démontrer l'extrême richesse de la flore intestinale, en identifiant des centaines d'espèces bactériennes inconnues jusque-là.




Sur le même thème : Une conférence de France Culture (2013)  https://www.dailymotion.com/video/x5doe7p" target="_blank">à visionner ici


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Sources :

"L'intestin au secours de votre santé, France Culture 2013",

INSERM Rémy Burcelin (unité Inserm 1048 /université de Toulouse Paul Sabatier, Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires, hôpital Rangueil, Toulouse), Laurence Zitvogel (unité Inserm 1015 /Université Paris Sud, "Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer", Institut Gustave-Roussy, Villejuif), Guillaume Fond (unité Inserm 955 /Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne, Fondation FondaMental, Institut Mondor de recherche biomédicale, hôpital Mondor, Créteil) et Harry Sokol (unité Inserm 1157 /CNRS/UPMC, "Micro-organismes, molécules bioactives et physiopathologie intestinale", Hôpital Saint-Antoine, Paris)

Qu'est-ce que la "Loi de l'Attraction" et peut-on y croire ?

Publié le 2 juillet 2018 à 11:25 Comments commentaires (0)

Loi de l’attraction : le terme peut surprendre. Quel rapport avec celle, décrite par Newton, revue par Einstein, qui explique l’influence de la matière et de l’énergie sur le mouvement des corps et des astres ? « Cette règle de vie part du principe que tout dans l’univers est constitué d’énergie et émet une fréquence », indique Slavica Bogdanov, auteur d’un Petit cahier d’exercices pour pratiquer la loi de l’attraction. Y compris nos attitudes et nos pensées, dont la vibration aurait la capacité d’agir sur notre environnement et « d’attirer à nous en permanence, que nous en soyons conscients ou non, les gens et les expériences qui reflètent notre état d’esprit ».



Appliqué au domaine de la psyché, le terme apparaît dès 1906 dans le livre La vibration de la pensée et la loi de l’attraction dans le monde de la pensée, de William Walker Atkinson, où il exprime le pouvoir de la volonté, de la concentration et de la suggestion. En médecine, cette influence de l’esprit dans le processus de maladie et de guérison n’est plus à prouver. Selon le physicien russe Vadim Zeland, auteur du best-seller Transsurfing, la théorie quantique pourrait même l’expliquer : puisque selon cette nouvelle approche du vivant, tout est réseau de connexions et de potentialités, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je crée ?

« Les sentiments négatifs comme la colère, la dépression ou la culpabilité induisent de mauvaises vibrations, qui attirent à nous des rencontres ou des expériences néfastes », dit en substanceThe Secret, alors que « l’enthousiasme, l’amour ou la gratitude » sont à même de booster notre avenir. « L’intégralité de ce qui nous arrive – le meilleur comme le pire – répond à nos pensées et nos comportements, confirme Slavica Bogdanov. Si on a des problèmes, c’est peut-être qu’on a décidé de les accepter. Assumer la responsabilité de notre environnement nous donne le pouvoir de le changer. »

Pas facile à entendre, quand on naît dans un milieu défavorisé, confronté à la faim, la misère ou la ségrégation. « C’est vrai, admet Slavica Bogdanov, mais je suis l’exemple que ça peut marcher. Je viens d’une famille modeste. Enfant, j’étais excessivement timide, les autres me maltraitaient. Jusqu’en 2006, mon existence entière était en faillite : deux mariages catastrophiques, une banqueroute professionnelle, des problèmes de surpoids et de santé… Je ne voyais pas d’issue. Jusqu’au jour où l’on m’a offert The Secret, ainsi que Secrets d’un esprit millionnaire, de T.Harv Eker. Je n’avais rien à perdre, j’ai essayé. Deux ans plus tard, ma vie avait radicalement changé. »


La psychologie positive poussée à l'extrême

Comment ? En éprouvant de la gratitude pour ce que l’on a, « bon moyen de briser une spirale négative ». Puis en arrêtant de ressasser ce qui nous heurte ou nous déplaît, pour se concentrer sur un but positif, précis, concret. « Que voulez-vous vraiment ? interroge The Secret. Ecrivez-le au présent. Visualisez le résultat, vibrez dès maintenant du plaisir qu’il vous procurera. » Cultivez cette perspective, répétez-la comme un mantra. Suivez l’élan qu’elle vous donne… Et ayez confiance. En vous, en la vie, en votre capacité à mériter le succès, en la magie de l’effort et du faisceau de connexions qu’il fera naître. Agissez, dans la fluidité, sans laisser le doute ou les aléas vous faire baisser les bras : petit à petit, les gens percevront votre changement d’énergie, des signes apparaîtront, qui finiront par créer les circonstances favorables à la réalisation de votre projet.

Sous un label attractif, la « loi » reprend des principes présents dans bien des sagesses ancestrales. « Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé », disait Bouddha. « Le karma prône qu’on récolte ce que l’on sème, rappelle la prêtresse zen Ruth Ozeki.Toutes nos pensées, attitudes et actions s’impriment et ont une conséquence, d’où la nécessité de les choisir très soigneusement. » Une vision du monde adoubée par certaines découvertes scientifiques : « Un jour, en entrant dans son bureau, la chercheuse spécialiste des émotions Sigal Barsade a senti que l’atmosphère avait changé, raconte la journaliste Lynne McTaggart, auteur du Lien quantique. C’était un endroit d’ordinaire très froid, où personne ne se parlait. Soudain, tout le monde discutait. Sigal Barsade s’est rendu compte qu’une collègue toujours de mauvaise humeur était en vacances. Quand cette dernière est revenue, l’ambiance est redevenue comme avant. Ses recherches ont confirmé que nos actions et nos comportements, tout comme ceux des autres, étaient contagieux. Des études à Harvard ont montré que si nous sommes heureux, nous aurons tendance à avoir des amis heureux. Pas seulement parce que nous choisissons des gens heureux, mais en raison de la propagation naturelle du bonheur dans tout le réseau social. Nous partageons de l’information à un niveau bien plus fondamental que le simple mental, et nous nous synchronisons en permanence avec nos émotions. »



Une graine à planter dans un coin de sa tête


En yoga, il existe aussi la notion de sankalpa, une graine que l’on plante dans un coin de sa tête en état de relaxation profonde et qui, si on la cultive, finit par germer… « Cela va bien au-delà de la pensée positive, précise Christian Möllenhoff, professeur de yoga et de méditation à Paris. Nos conditionnements personnels, éducatifs ou culturels, façonnent un large éventail d’idées sur ce que nous croyons pouvoir ou devoir faire dans nos vies. Ces préjugés sont si enracinés que nous les laissons souvent nous contrôler, sans les questionner. » Qui sommes-nous, vraiment ? Que voulons-nous, profondément ? Pourquoi le voulons-nous, exactement ?

Au-delà du pouvoir de l’intention, la loi de l’attraction conduirait surtout à l’attention : prendre conscience des mécanismes qui nous régissent, des émotions et des idées qui nous tenaillent. Puis lâcher prise du mental pour se mettre à l’écoute de nos sensations profondes, apprendre à percevoir ce qu’elles ont à nous dire et aller vers ce qui nous fait vibrer, viscéralement, au-delà des désirs et postures de surface, « sans se poser trop de questions », dit Slavica Bogdanov.

Alors seulement, dans cette recherche de justesse de l’être plutôt que de l’avoir, la loi de l’attraction prendra toute sa force. « Pour attirer à soi le meilleur, il faut être capable de se transformer intérieurement », confirme Slavica Bogdanov. Atteindre sa cohérence, sa résonance, nourrir ses sens de quiétude et d’épanouissement… Et se rendre compte peut-être que l’important n’est pas le résultat, mais le chemin. « Une fois un but atteint, beaucoup courent vers un autre ! Certains souffrent tellement pour y arriver, ou ont tellement peur de perdre leur acquis, qu’ils n’en éprouvent aucune satisfaction. A quoi ça sert, si le présent n’est pas bien vécu ? Pour que la loi de l’attraction fonctionne à plein, il faut être en plénitude au quotidien. Plus on chemine, plus on apprend, plus on est reconnaissant, plus on rayonne, plus on attire à soi de bonnes choses. »


Des occasions, des signes,

de nouvelles possibilités

Bien entendu, suivre la loi de l’attraction ne lève pas tous les obstacles – ils font partie de la vie –, mais elle apprend à « les considérer comme des occasions d’ajustement, des signes d’un nécessaire changement d’orientation », indique Esther Kasri-Wick. A accepter, rebondir, s’ouvrir à de nouvelles possibilités, retrouver plus facilement sa « vibration haute »…

Alors, que voulez-vous attirer ? Pour vous, pour les autres. Car rappelez-vous, « c’est un processus coopératif : notre environnement nous crée autant que nous le créons », souligne Lynne McTaggart. « Et arrive un moment dans la vie où tout ce que nous pouvons souhaiter de plus, c’est d’aider autrui à rayonner lui aussi de plus de joie et de sérénité », conclut Slavica Bogdanov.


(Sources : Slavica Bogdanov, Christian Möllenhoff, Esther Kasri-Wick, Lynne McTaggart, Réjane Ereau)



Pour aller plus loin :

www.accueilduverbe.fr/la-puissance-de-la-loi-d-attraction

www.sciencedesoi.com/les-3-etapes-pour-maitriser-la-loi-dattraction/


Ce que nous taisons, notre corps le transforme en symptômes

Publié le 5 juillet 2017 à 11:10 Comments commentaires (0)

Le stress et l’anxiété sont des facteurs mentaux qui peuvent influer sur l’apparition d’affections physiques. Nous devons donc apprendre à les gérer correctement pour éviter de plus gros problèmes.

L’union de l’esprit et du corps est si intime et déterminante que nous devrions prêter plus attention à ce monde émotionnel que nous négligeons tant au quotidien.

Car, que vous le croyiez ou non, tout ce que l’on tait finit par nous rendre malade.

A lire ICI


Qu'est-ce qui déclenche l'orgasme ?

Publié le 5 juillet 2017 à 10:55 Comments commentaires (0)

Confiance, fantasme, acceptation... clitoridien ou vaginal... l'orgasme féminin est fort bien décrit et analysé dans cet article.

A lire ICI : http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Orgasme/Articles-et-dossiers/Qu-est-ce-qui-declenche-l-orgasme


La greffe de neurones, ce n'est plus de la science-fiction !

Publié le 4 mars 2017 à 13:30 Comments commentaires (0)

 

Cerveau : la greffe de neurones n'est plus un rêve

Des avancées laissent espérer qu'il sera un jour possible d'aider cet organe à s'autoréparer, et donc à recouvrer certaines fonctions.

Cliquez sur le lien ICI


Notre corps est-il (entièrement) humain ?

Publié le 9 décembre 2016 à 10:25 Comments commentaires (0)

 

Par Agnès Giard, journaliste, blogueuse et docteur en anthropologie



Ce que nous appelons de façon abusive «notre» corps, nous l’occupons en compagnie d’autres êtres sans lesquels nous ne pourrions pas vivre. A quel titre revendiquer le droit de propriété ?

 

«Combien sommes-nous dans un corps humain ?» A l’article «Animal» de l’Encyclopédie du genre, la chercheuse Flo Morin – sociologue à l’Université de Paris 8 – pose une question en apparence loufoque : sommes-nous seuls dans ce corps ? Pas vraiment. Bactéries, levures, champignons, virus… Les micro-organismes colonisent notre peau, pullulent dans nos yeux, prolifèrent dans notre vagin. «Leur nombre a de quoi donner le vertige, explique le physicien David Louapre sur son blog (Science étonnante). Nous leur fournissons chaleur et nourriture. Tant et si bien qu’à l’intérieur d’un corps humain, on dénombre environ 500 espèces de bactéries différentes [pour un total] de l’ordre de 100 000 milliards ! […] Sachez pour comparaison que votre corps est composé d’environ 10 000 milliards de cellules, soit 10 fois moins. Oui, vous lisez bien : il y a dans votre corps 10 fois plus de bactéries que de cellules de votre propre organisme.»

 

«Notre corps est fait à 90% de cellules qui ne nous appartiennent pas»

 

Insistant sur l’image de ce bouillon de particules qui à la fois parasitent et rendent possible notre activité vivante, David Louapre trouve une autre manière de le dire : «Puisque chaque bactérie est elle-même une unique cellule, notre corps est fait à 90% de cellules qui ne nous appartiennent pas ! Flippant, non ? Le chiffre a de quoi surprendre. Il s’explique par le fait que les bactéries sont en général beaucoup plus petites que les cellules de notre propre organisme. Il y en a donc une quantité énorme dans un volume restreint ; enfin sachez quand même que nous portons en moyenne 1 à 2 kilos de bactéries, pour la plupart localisées dans notre colon. Il semblerait d’ailleurs que le colon humain soit l’un des écosystèmes les plus denses que l’on connaisse.» Assimilant notre corps à un biotope (appelé microbiome), le chercheur ouvre les perspectives : ce que nous appelons «notre corps» n’est en réalité qu’un système d’échanges inter-espèces.

 

«99% des gènes de notre corps ne sont pas les nôtres»

 

Les échanges entre les d’êtres qui nous constituent sont chimiques, mécaniques mais aussi génétiques. David Louapre avance : «Puisque ces 100 000 milliards de bactéries proviennent de 500 espèces différentes, chaque espèce apporte son propre lot de gènes. Il a ainsi été calculé que si on compte en nombre de gènes, seul 1 gène sur 100 présents dans notre organisme provient de notre propre ADN, les 99% restants viennent de l’ADN des différentes espèces de bactéries qui nous habitent. A l’heure où l’on essaye d’expliquer une grande partie de notre identité par des facteurs génétiques, savoir que 99% des gènes de notre corps ne sont pas les nôtres a de quoi nous faire réfléchir sur cette notion d’identité. Nos bactéries sont une immense partie de ce qui nous définit biologiquement parlant !» On leur a même donné un nom : le microbiote. Notre microbiote «fait donc partie intégrante de notre identité biologique», conclue-t-il.

 

Faut-il avoir peur des microbes ?

 

Le microbiote s’appelait autrefois «les microbes». Giulia Enders leur consacre un chapitre passionnant dans son livre Le Charme discret de l’intestin. Sans ces «microbes», nous serions incapables de synthétiser les vitamines, ni d’assimiler les fibres. Quand les microbes se portent mal, nous devenons dépressifs ou suicidaires. 99% d’entre eux occupent notre gros intestin. C’est justement du gros intestin, que sort «95% de la serotonine (hormone du bien-être) que nous produisons nous-même», dit Giulia. Par ailleurs, c’est le microbiote intestinal qui produit 80% de nos défenses immunitaires. Si nous tombons malades, c’est que nos «microbes» meurent de faim. Ils s’entassent dans la dernière partie des intestins, là où la digestion est quasiment achevée. Raison pour laquelle il est si important, quand nous mangeons, de ne pas oublier nos microbes : il faut les nourrir, eux aussi. Avec des aliments difficiles à digérer : poireau, asperge, ail, oignon, endive, salsifis, topinambour, artichaut, seigle, avoine, amidon résistant (pommes de terre et riz refroidis après cuisson), banane. Ces aliments, qui arrivent encore intacts dans le gros intestin, sont appelés prébiotiques. Notre équilibre physique et psychique en dépend.

 

Les bactéries diabolisées : la faute à Pasteur

 

Dans la société occidentale moderne, «être humain» c’est être le contraire d’une bête : «l’expulsion de l’animal hors de l’humain», comme dit Flo Morin, conditionne notre vision de nous-même. Lorsque Pasteur met en lumière l’activité des bactéries, dès 1859, il démontre surtout leur rôle comme agents infectieux et contribue à la panique morale : ces êtres qu’il baptise des «germes» deviennent les assassins de l’ombre. Il faut les détruire. Dans un ouvrage malheureusement épuisé, Aux origines de la vie, le biologiste Tom Wakeford souligne le rôle néfaste joué par Pasteur(1) : «A la fin des années 1890, l’image d’une foule bactérienne répugnante fait tellement partie du langage quotidien qu’elle devient une métaphore courante chez les premiers correspondants de guerre britanniques.» Les ennemis sont toujours associés à des êtres grouillants, masse indistincte et copulatoire, populace ordurière vivant de fange et de promiscuité. Au cours de la Première Guerre mondiale, les Allemands sont nommés «germ-huns» (germains). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les juifs sont assimilés aux «parasites» et aux «bacilles» qui infectent un corps. «De nos jours encore, on évoque un encerclement si total d’une armée ennemie qu’aucun soldat n’en réchappe, par l’expression française inspirée de la guerre contre les bactéries : un cordon sanitaire.»

 

Nous formons «un assemblage biopolitique d’espèces multiples»

 

Il est temps d’en finir avec cette vision du monde, s’exclame Tom Wakeford. «Les microbes pathogènes sont l’exception et non la règle. […] Ce sont des acteurs essentiels de l’évolution qui œuvrent depuis la naissance de la terre, il y plus de 4 milliards d’années […]. Suggérer que les bactéries sont des êtres primitifs qui ont passé il y a longtemps le flambeau de l’évolution à des organismes de grande taille est une erreur». Pour Tom Wakeford rien de plus faux que la notion de Progrès «avançant inexorablement vers son sommet : l’humanité». Les bactéries sont bien plus innovantes, réactives et adaptatives que les humains. Elles «sont le fer de lance de l’évolution, dit-il. La compréhension même de ce que nous sommes s’éclaire quand nous nous plaçons dans cette nouvelle perspective». Notre existence, nos humeurs, nos affects dépendent des alliances intimes qui se nouent en nous, à travers nous, et des interactions entre ces mille espèces de microbes avec lesquels nous formons une symbiose. «Ces passagers clandestins», ainsi que les désignent Flo Morin, on ne peut pas dire qu’ils habitent nos corps mais plutôt qu’ils les constituent. Nous ferions bien d’apprendre à les connaître et comprendre leur sexualité car – qui sait – ce qu’ils font dans nos zones uro-génitales, les interstices de nos dents et nos boyaux va peut-être au-delà d’eux ?

 

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A LIRE : Encyclopédie du genre, dirigé par Juliette Rennes, La Découverte, 2016.

 

Mais qui a attrapé le bison de Higgs ?, de David Louapre, Flammarion, 2016.

 

Le charme discret de l’intestin, de Giulia Enders, Actes Sud, 2015.

 

Aux origines de la vie: Quand l’homme et le microbe s’apprivoisent, de Tom Wakeford, éditions De Boeck Supérieur, 2004.

 

CET ARTICLE FAIT PARTIE D’UN DOSSIER EN TROIS PARTIES, portant sur les trois avancées majeures en matière de biologie depuis un demi-siècle : La révolution symbiotique «Femmes, vaches et lapins : même combat» / Le système immunitaire «Notre corps est-il humain ?» / L’hypothèse de Gaia (lundi prochain).

8 aliments qui soignent les organes auxquels ils ressemblent

Publié le 2 novembre 2016 à 14:40 Comments commentaires (0)

La Théorie des signatures est une méthode d'observation du monde des plantes médicinales selon laquelle la forme et l'aspect des plantes seraient en lien avec ses propriétés thérapeutiques. Voici 8 aliments qui participent au bon fonctionnement et qui pourraient soigner les organes auxquels ils ressemblent.

A déguster ICI


La fin du tout neuronal

Publié le 2 novembre 2016 à 13:30 Comments commentaires (0)

La science a montré que l'esprit émane de l'activité des neurones. Mais les liens corps-esprit ne sont pas tous élucidés : on découvre que nos pensées et nos émotions modifient notre cerveau et notre corps.

A lire ICI


Le virus Zika pourrait subsister dans les yeux

Publié le 7 septembre 2016 à 6:10 Comments commentaires (0)

Selon une étude, les yeux pourraient être "un réservoir pour le virus Zika". Cela signifierait que le virus peut se propager par simple contact avec des larmes.

(Source Sciences et Avenir, aujourd'hui)

A lire ICI


La connexion esprit-corps, bien plus dense qu'on ne le pensait

Publié le 7 septembre 2016 à 5:45 Comments commentaires (0)

Des neuroscientifiques de l’université de Pittsburgh viennent d’identifier les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

(Source Science et Avenir)

A lire ICI


Traitement du cancer : la peur multiplie les effets secondaires

Publié le 24 août 2016 à 6:30 Comments commentaires (0)

Traitement du cancer : la peur multiplie les effets secondaires

Des médecins ont demandé à 111 de leurs patientes en début de traitement pour un cancer du sein quels effets secondaires, positifs ou négatifs, elles pensaient encourir. Ils les ont ensuite suivies pendant deux ans et se sont alors aperçus que les 29 % de patientes ayant anticipé des effets négatifs en ont ressenti neuf à long terme, tandis que celles qui avaient peu d'appréhensions liées à l'hormonothérapie (63 %) ou celles qui restaient sereines (8 %) n'en ont rapporté que trois.

A lire ICI


Des scientifiques découvrent enfin la fonction de l'appendice humain

Publié le 31 mai 2016 à 6:05 Comments commentaires (0)

L’appendice a été considéré comme inutile pendant des décennies. On pensait qu’il n’avait aucun rôle dans le fonctionnement du corps humain. Récemment, les scientifiques ont découvert que cet organe est en fait une zone de stockage pour les bactéries intestinales bénéfiques. Cet organe fabrique des immunoglobines, des protéines qui protègent le corps contre les agressions.

A lire ICI


Qu'est-ce qu'une action homéostatique ?

Publié le 4 octobre 2014 à 0:35 Comments commentaires (0)

Le bio-énergéticien agit sur le corps subtil mais en rééquilibrant l'énergie, il a aussi une action sur les fluides ainsi que sur la relation globale du corps à son environnement.

On considère qu'il s'agit d'un processus d'homéostasie qui agit simultanément sur l'ensemble des organes ainsi que des systèmes endocriniens et cardio-vasculaire.

Pour en savoir un peu plus sur l'homéostasie (et sur d'autres sujets médicaux adroitement vulgarisés), CE SITE est très bien fait.

L'hôpital s'ouvre aux guérisseurs

Publié le 3 octobre 2014 à 11:55 Comments commentaires (0)

L'hôpital s'ouvre aux praticiens de médecines parallèles... Certes... Mais il y a encore beaucoup à faire !

Lire ICI

Connaissez-vous l'hypnagogie, état intermédiaire entre veille et sommeil ?

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L'hypnagogie, l'état de semi-conscience entre la veille et le sommeil, est la clé de la créativité.

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Le rôle de l'appendice enfin élucidé

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On a longtemps pensé que l'appendice ne servait à rien... sauf à justifier une opération chirurgicale en cas d'inflammation (appendicite). Aujourd'hui, certains scientifiques ont compris que ce petit organe n'est en rien inutile.

Lire ICI


Où le cerveau gère-t-il la récompense ?

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Des régions distinctes du cerveau répondent à des récompenses secondaires comme l'argent ou plus primaires comme des images érotiques, montre pour la première fois une étude française publiée dans le Journal of Neuroscience.

http://www.psychomedia.qc.ca/neuropsychologie/2010-09-29/les-recompenses-primaires-sexe-et-secondaires-argent-activent-differentes-regions-du-cerveau


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